Baromètre des prix occasion par région — T1 2026

Les prix des voitures d'occasion varient fortement selon les régions françaises. Voici notre analyse complète du premier trimestre 2026 : quelles régions sont les plus chères, quels segments progressent, et ce qu'il faut attendre pour le T2.
Le marché VO en France au T1 2026 : une stabilisation en trompe-l'œil
Le premier trimestre 2026 s'achève sur des chiffres qui semblent stables en surface, mais qui cachent des dynamiques très contrastées selon les territoires. Le prix moyen d'une voiture d'occasion en France s'établit autour de 18 400 € toutes catégories confondues, en légère hausse de 1,2 % par rapport au T4 2025.
Cette moyenne nationale masque pourtant des écarts régionaux importants, des changements de comportement chez les acheteurs, et une polarisation croissante entre les marchés urbains et ruraux. Ce baromètre décrypte les tendances du trimestre pour vous aider à acheter ou vendre au bon moment.
Régions les plus chères : Île-de-France et PACA dominent toujours
Sans surprise, l'Île-de-France reste la région où les prix de l'occasion sont les plus élevés, avec un prix moyen de 21 800 € au T1 2026. La demande y est soutenue, les délais de livraison du neuf restent longs et les alternatives (transports en commun) ne suffisent pas à endiguer le besoin de motorisation individuelle.
PACA se place en deuxième position avec un prix moyen de 20 100 €, tirée par la forte demande autour de Marseille et Nice, mais aussi par un parc local composé de véhicules bien équipés et souvent bien entretenus.
- Île-de-France : 21 800 € en moyenne, SUV et berlines premium très demandés
- PACA : 20 100 €, forte proportion de véhicules climatisés et de SUV compacts
- Auvergne-Rhône-Alpes : 19 600 €, marché porté par Lyon et Grenoble
- Occitanie : 18 900 €, progression notable à Toulouse et Montpellier
Régions les moins chères : Nord et Centre en tête des bonnes affaires
À l'autre bout du spectre, plusieurs régions affichent des prix bien inférieurs à la moyenne nationale. Le Hauts-de-France reste la région la moins chère de l'Hexagone avec un prix moyen de 15 200 €. Le Grand Est suit avec 15 800 €, suivi de la Normandie à 16 100 €.
Ces régions présentent plusieurs caractéristiques communes : une offre abondante liée à un parc vieillissant, une proportion élevée de véhicules diesel, et des acheteurs locaux plus sensibles au prix qu'à l'ancienneté ou au kilométrage.
- Hauts-de-France : 15 200 €, bonne opportunité pour les acheteurs patients
- Grand Est : 15 800 €, marché actif autour de Strasbourg et Metz
- Normandie : 16 100 €, offre diesel importante, bonne disponibilité
- Centre-Val de Loire : 16 400 €, marché rural avec de bonnes opportunités
Les segments qui progressent le plus au T1 2026
SUV compacts : toujours en tête
Les SUV compacts restent le segment le plus dynamique du marché VO. Les modèles comme le Peugeot 3008, le Renault Captur, le Volkswagen T-Roc ou le Dacia Duster affichent une progression de 2,8 % par rapport au T4 2025. La demande est particulièrement forte pour les versions hybrides et les finitions bien équipées.
Citadines électriques : décote stabilisée
Après une période de forte décote en 2024 et début 2025, les citadines électriques d'occasion semblent avoir trouvé leur plancher. La Renault Zoé, la Peugeot e-208 et la Dacia Spring maintiennent leurs prix avec une progression de 0,4 %. Les acheteurs sont de plus en plus à l'aise avec ces modèles, notamment pour un usage urbain.
Monospaces : la résistance inattendue
Les monospaces, donnés pour morts depuis des années, résistent mieux que prévu sur le marché de l'occasion. Renault Scenic, Citroën C4 Picasso et Ford S-Max progressent de 1,1 %, portés par les familles nombreuses qui cherchent de l'espace à moindre coût face à des SUV 7 places hors budget.
Électriques occasion : que se passe-t-il vraiment ?
La décote des électriques d'occasion reste supérieure à celle des thermiques. En moyenne, un véhicule électrique perd 28 % de sa valeur en 3 ans, contre 22 % pour un thermique équivalent. Mais ce chiffre doit être nuancé.
Les modèles récents (2023-2025) avec de meilleures autonomies et des batteries plus durables affichent des décotes plus modérées que les générations précédentes. La Renault Mégane E-Tech perd 24 % en 3 ans, l'ID.3 de Volkswagen 26 %, contre 35 % pour la Zoé de première génération.
Prévisions T2 2026 : ce qui va changer
Plusieurs facteurs pourraient faire bouger les prix au deuxième trimestre 2026. D'abord, la fin programmée de certaines aides à l'achat de véhicules propres pourrait freiner la demande en neuf et reporter les acheteurs vers l'occasion. Ensuite, le renouvellement de plusieurs gammes importantes (Renault, Stellantis) va injecter un volume significatif de véhicules récents sur le marché VO.
Notre modèle prévoit une légère baisse des prix sur le segment SUV compact (-1,5 % attendu au T2), une stabilisation sur les citadines thermiques, et une progression continue sur les hybrides rechargeables dont l'offre VO reste encore limitée.
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IAutos Expert Automobile
L'équipe d'experts automobiles IAutos analyse quotidiennement le marché français pour produire des contenus fiables, actualisés et vérifiés.